Application menu de la semaine : planifier ses repas en partant de ce qui périme
Mis à jour le 13 septembre 2026.
Une application menu de la semaine anti-gaspi part de ce que tu as déjà, en commençant par ce qui périme en premier. Un planificateur de repas fondé sur des recettes fait l'inverse : il part d'un plat, puis génère la liste de ce qu'il faut acheter pour le cuisiner, par-dessus ce qui dort déjà au frigo. Planifier dans l'autre sens prend une vingtaine de minutes par semaine, et c'est ce que fait le menu de la semaine de Frugalys, gratuitement.
Planifier en partant de ce qui périme en premier : Frugalys range la semaine pour toi.
Un menu anti-gaspi part du frigo, pas d'une recette
La différence entre deux applications de menus tient à leur point de départ. Un planificateur fondé sur un catalogue de recettes commence par ce que tu pourrais manger, puis ajoute à la liste de courses ce qui manque. Un menu anti-gaspi commence par ce que tu as et par la date à laquelle chaque produit sera perdu, puis n'achète que ce qui complète. Le premier optimise l'envie, le second optimise ce qui finit à la poubelle.
Le problème n'est pas théorique. L'ADEME compte 30 kg d'aliments gaspillés par habitant et par an dans les foyers, dont 7 kg encore emballés, soit l'équivalent d'un repas par semaine et d'environ 100 € par personne. Les aliments les plus jetés sont les légumes, les liquides et les fruits : des produits frais qu'un menu tiré de recettes rachète sans regarder le fond du bac.
| Planificateur fondé sur des recettes | Menu fondé sur l'inventaire et les dates | |
|---|---|---|
| Question de départ | Qu'est-ce qu'on a envie de manger ? | Qu'est-ce qui sera perdu en premier ? |
| Sait ce qui est déjà au frigo | En général non, sauf saisie à chaque usage | Oui, l'inventaire est tenu en continu |
| Connaît les dates de péremption | Non | Oui, produit par produit |
| Ce que produit la liste de courses | Tous les ingrédients des recettes choisies | Seulement ce qui complète ce qu'on a |
| Ordre des jours | Libre, ou selon la variété | Imposé par les dates : le plus pressé d'abord |
| Point faible | Rachète ce qui dort déjà au frigo | Moins de surprise dans l'assiette |
Les deux ne s'excluent pas : trouver quoi faire d'un produit précis est le sujet de la page recettes avec les restes. Ici, la question est en amont : dans quel ordre manger la semaine. Le comparatif des applications de gestion de frigo situe les outils entre eux.
La méthode du menu de la semaine anti-gaspi tient en cinq étapes et 20 minutes
Inventaire, ce qui presse, un repas joker, les restes planifiés, puis les courses. L'ordre compte plus que le détail : la liste de courses vient en dernier, jamais en premier. Le temps indiqué est un ordre de grandeur de planification, hors cuisine, pour un foyer de deux à quatre personnes.
Cette méthode reprend l'enchaînement que recommande l'ADEME dans son infographie Comment traquer le gaspillage alimentaire ? : « établir ses menus et dresser une liste de courses » avant les courses, puis « mettre devant ceux à consommer le plus vite » à la maison, et « cuisiner les restes ».
- L'inventaire (5 minutes). Frigo, congélateur, placard, mais on ne note que ce qui a une date dans les sept jours, ce qui est entamé et les légumes qui fatiguent. Un légume ne porte aucune date : les durées de conservation au frigo donnent le repère.
- Ce qui presse d'abord (5 minutes). On classe par échéance et on pose un ou deux produits pressés par jour, en commençant lundi. Une DLC, sanitaire, passe avant une DDM, qui ne l'est pas. Si quatre produits tombent le même jour, un repas ne les sauvera pas tous : c'est le moment de décider lequel part au congélateur.
- Un repas joker (1 minute). Une soirée par semaine reste sans repas imposé. Elle absorbe l'imprévu, un dîner dehors, une journée trop longue ; sans elle, le premier imprévu décale tout le menu et le produit du vendredi dépasse sa date. Si rien ne se passe, le joker devient la soirée des fonds de frigo.
- Les restes planifiés (2 minutes). Chaque plat cuisiné en grande quantité reçoit tout de suite un deuxième jour, dans les trois jours. Un reste prévu mercredi est mangé mercredi ; un reste gardé « pour plus tard » se retrouve la semaine suivante.
- La liste de courses, en dernier (5 minutes). Elle ne contient que ce qui manque aux repas posés, rien pour le joker : une liste de courses anti-gaspi se déduit du menu et de ce qu'on a mangé, pas d'un catalogue.
Le batch cooking court, en option. Pas quatre heures de cuisine le dimanche : une heure au plus, pour les produits qui pressent. Une plaque de légumes rôtis, une casserole de légumes secs, une sauce, refroidies vite en petits contenants : l'Anses recommande de ne pas attendre plus de deux heures avant la mise au froid. Ce qui couvre lundi à mercredi va au frigo, le reste au congélateur tout de suite. Cuisiner pour sept jours, c'est créer des restes qui dépasseront les trois jours.
Une semaine type où chaque jour mange ce qui arrive à échéance
Dans un menu anti-gaspi, c'est le calendrier des dates qui décide de l'ordre des repas. Le tableau ci-dessous est un exemple fictif, pour deux personnes, construit le dimanche soir : les produits et les dates sont illustratifs, mais la logique est celle de la méthode, le plus court d'abord, un joker, un reste posé d'avance.
| Jour | Ce qui arrive à échéance | Repas du soir | Pourquoi ce jour-là |
|---|---|---|---|
| Lundi | Blancs de poulet (DLC mardi), crème fraîche entamée | Poulet à la crème et courgettes, cuisiné pour quatre | La DLC la plus proche, et une crème ouverte qui ne tiendra pas |
| Mardi | Salade en sachet (DLC mardi), lardons entamés | Salade composée, lardons et œufs | La salade en sachet ne passe pas mercredi |
| Mercredi | Le reste du poulet de lundi | Reste planifié | Deuxième jour après la cuisson, dans la limite des trois jours |
| Jeudi | Pavé de saumon (DLC jeudi), épinards frais | Saumon, épinards et riz | Le poisson frais et une feuille qui flétrit vite |
| Vendredi | Rien d'imposé | Joker : dîner dehors, ou fonds de frigo | Absorbe le décalage si un repas a sauté plus tôt |
| Samedi | Carottes qui ramollissent, yaourts nature (DLC dimanche) | Dahl de lentilles, raïta au yaourt | Les lentilles ont une DDM lointaine, elles servent de support |
| Dimanche | Le reste du dahl | Reste planifié, ou portions congelées | Et l'inventaire de la semaine suivante |
L'ordre n'a rien d'arbitraire : inverser lundi et samedi, ce serait jeter le poulet pour sauver des lentilles qui tenaient encore des mois. C'est la décision qu'un planificateur de recettes ne peut pas prendre, puisqu'il ignore les deux dates. Et les courses se réduisent à ce qui complète : des courgettes, des œufs, du riz.
Un menu anti-gaspi peut rester équilibré avec trois repères hebdomadaires
Les recommandations du Programme national nutrition santé se comptent en grande partie à la semaine, ce qui les rend compatibles avec un menu construit sur les dates. Manger Bouger recommande notamment des légumes secs au moins deux fois par semaine, du poisson deux fois par semaine dont un poisson gras, et d'alterner dans la semaine viande, volaille, poisson, œufs et légumes secs.
S'y ajoutent deux plafonds, eux aussi hebdomadaires : 500 g de viande hors volaille (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats), soit environ trois à quatre steaks, et 150 g de charcuterie, soit environ trois tranches de jambon blanc.
Les dates choisissent l'ordre, les repères remplissent le joker et les jours libres. Dans la semaine type, le poisson n'apparaît qu'une fois : une boîte de sardines, dont la DDM se compte en années, tient le rôle du second sans risque de gaspillage.
Les restes se posent dans le menu au moment où on cuisine
Un reste n'est un problème que lorsqu'il n'a pas de jour. Le ministère de l'Agriculture recommande de consommer dans les 3 jours les plats préparés et les aliments très périssables sans date imprimée. Un plat cuisiné lundi a donc deux jours possibles, mardi ou mercredi ; au-delà, sa place est au congélateur, décidée le jour même.
Plutôt que de faire « un peu plus, au cas où », on cuisine délibérément pour quatre quand on est deux, en sachant déjà quel soir la moitié sera mangée. La portion en trop devient un repas du menu. Et le congélateur se décide tôt, pas la veille de la limite : congeler avant la date de péremption détaille ce qui le supporte et combien de temps.
Le menu de la semaine de Frugalys se remplit avec ce que tu as, le plus pressé d'abord
Dans Frugalys, l'écran « Mon menu » est un planning de la semaine branché sur l'inventaire et ses dates. Quand tu poses un plat sur un jour, l'application te montre les aliments encore libres du plus pressé au moins pressé, réserve ceux que tu coches, et refuse un jour postérieur à la date du produit le plus pressé. Un bandeau compte ce qui périme sans être prévu dans aucun repas.
Le planning, relié au frigo
Poser un plat réserve ce qu'il consomme
« Ajouter un plat » demande un nom, puis « avec quoi ? ». Les aliments proposés sont ceux qu'aucun autre repas n'a déjà promis, triés par échéance : « 3 sur 4 » dit qu'une tomate est déjà dans le curry de jeudi. Ce que tu coches est réservé, et le frigo l'affiche comme prévu.
Le calendrier se borne tout seul : coche une salade qui périme mardi, et samedi devient impossible.
Le bandeau du haut porte un compte, pas une couleur. « Attention : 3 aliments périment et ne sont dans aucun repas », suivi des premiers noms et de leur délai. Il compte les produits dont la date tombe dans les sept jours sans qu'aucun repas à venir les utilise, et se tait dès que tout ce qui presse a trouvé sa place.
Le repas cuisiné met le frigo à jour. Rien ne sort du frigo avant « c'est ce que j'ai fait ». L'application demande alors s'il en reste : si oui, le plat entre au frigo avec ses portions et une date à trois jours, et le bandeau le compte s'il n'est posé nulle part.
Les idées de repas, avec tes contraintes. Le bandeau mène à « Besoin d'une idée de repas ? ». Physi, l'assistant de l'application, part de ce qui n'est promis à aucun repas et de ce qui presse, avec tes filtres : régime, allergies, ingrédients bannis, chaud ou froid, léger ou consistant, et un budget d'appoint si tu acceptes d'acheter deux ou trois choses. Une idée acceptée se pose sur un jour, réserve ses aliments et envoie les achats d'appoint dans la liste de courses, avec ce jour comme date limite. Chaque demande consomme un jeton Physi.
| Dans le menu de la semaine | Gratuit | Premium ou Ultra |
|---|---|---|
| Planning de la semaine entière | Oui, sans limite | Oui |
| Réservation des aliments par les repas | Oui | Oui |
| Bandeau de ce qui périme sans être prévu | Oui | Oui |
| Idées de repas avec tous les filtres | 5 jetons offerts par mois | 60 jetons par mois (Premium), 200 (Ultra) |
| Menu retrouvé sur un nouveau téléphone | Non, il reste sur le téléphone | Oui, sauvegarde en ligne |
| Menu commun du foyer | Non | Oui, jusqu'à cinq personnes |
Premium coûte 1,99 € par mois, Ultra 4,99 € : le détail est sur la page ce qui est vraiment gratuit dans Frugalys.
Ce que le menu de la semaine de Frugalys ne fait pas
Il ne génère pas sept dîners d'un coup, et il ne calcule pas l'équilibre nutritionnel. C'est un choix : sept repas posés d'un coup par une machine sont sept repas que personne ne relit, et un menu qu'on ne relit pas ne sauve rien. Frugalys ordonne ce que tu as et signale ce qui va se perdre, mais c'est toi qui décides du plat.
- Pas de catalogue de milliers de recettes : les idées sont demandées au cas par cas, à partir de ton frigo.
- Pas de calcul des repères du PNNS : les légumes secs deux fois par semaine restent à ta charge.
- Pas de commande en drive ni de lien avec une enseigne : aucun panier n'est vendu à qui que ce soit.
- Pas d'Android pour l'instant : l'application est publiée sur iPhone, à partir d'iOS 16.4.
Enfin, le menu ne vaut que ce que vaut l'inventaire : un frigo à moitié saisi donne un bandeau qui compte faux. Pour les gestes qui tiennent au-delà du menu, voir réduire le gaspillage alimentaire à la maison.
L'application
La semaine rangée par ce qui presse
Frugalys part de ce qui périme en premier plutôt que d'une page blanche, et la liste de courses se déduit du menu au lieu d'être refaite à la main.
Gratuit, sans limite de durée et sans compte. iPhone, iOS 16.4 ou ultérieur. Ce qui est gratuit, en détail.
Questions fréquentes
Comment faire un menu de la semaine anti-gaspi ?
En partant du frigo et non d'une envie de recette. Fais l'inventaire, repère ce qui arrive à échéance dans les sept jours et ce qui est entamé, pose ces produits sur les premiers jours de la semaine, garde une soirée joker sans repas imposé, prévois où tomberont les restes des plats cuisinés en grande quantité, et seulement ensuite écris la liste de courses. L'ADEME place justement « établir ses menus et dresser une liste de courses » avant les courses parmi ses gestes anti-gaspi.
Quelle application pour planifier ses repas avec ce qu'on a ?
Il faut une application qui sache déjà ce que tu as et jusqu'à quand, sinon elle planifie à partir de recettes et te fait acheter leurs ingrédients. Frugalys, sur iPhone, tient l'inventaire avec les dates de péremption : quand tu poses un plat sur un jour, les aliments encore libres sont présentés du plus pressé au moins pressé, le jour est borné par la date du produit le plus pressé, et un bandeau compte ce qui périme dans la semaine sans être prévu dans aucun repas. Le menu de la semaine est gratuit.
Combien de temps prend un planning de repas ?
Une vingtaine de minutes par semaine avec une méthode simple : environ cinq minutes d'inventaire, cinq pour classer ce qui presse, cinq pour poser les repas sur les jours et le reste pour la liste de courses. Aucune agence ne publie de durée de référence : c'est un ordre de grandeur, qui baisse quand l'inventaire est déjà tenu à jour dans une application au lieu d'être refait à la main devant le frigo ouvert.
Que faire des restes dans un menu de la semaine ?
Les planifier au moment où on cuisine, au lieu de les découvrir plus tard. Un plat cuisiné en double se pose tout de suite sur un jour proche : le ministère de l'Agriculture recommande de consommer dans les 3 jours les plats préparés, et l'Anses de ne pas attendre plus de deux heures avant de les mettre au froid. Ce qui ne sera pas mangé dans ce délai part au congélateur le jour même, pas la veille de la limite.
Le menu de la semaine de Frugalys est-il gratuit ?
Oui, la semaine entière, sans limite de durée et sans compte : poser des plats, réserver les aliments, voir le bandeau de ce qui périme sans être prévu, noter ce qui a été cuisiné et ce qu'il en reste. Seules les idées de repas proposées par Physi consomment un jeton : le compte gratuit en reçoit 5 par mois, l'abonnement Premium à 1,99 € par mois en donne 60 par mois, l'offre Ultra à 4,99 € par mois en donne 200.
Les sources
- ADEME, Comment traquer le gaspillage alimentaire ?, édition 07/2022, et sa transcription textuelle : 30 kg par habitant et par an dont 7 kg emballés, un repas par semaine, 100 €, les aliments les plus jetés, les gestes avant les courses.
- Ministère de l'Agriculture, tout sur la chaîne du froid : 3 jours pour les plats préparés et aliments très périssables sans DLC.
- Anses, réfrigérateur et hygiène des aliments (page en anglais) : deux heures au plus avant la mise au froid.
- Manger Bouger (PNNS), recommandations alimentaires pour les adultes et fiche L'essentiel des recommandations alimentaires : repères hebdomadaires sur les légumes secs, le poisson, la viande et la charcuterie.
Les durées de la méthode et la semaine type sont des exemples construits pour cette page, pas des mesures ni des recommandations officielles. Les planificateurs fondés sur des recettes sont décrits comme une logique générale, pas comme une application précise. Frugalys est décrit dans sa version publiée au 13 septembre 2026. Sur un produit précis, la mention du fabricant l'emporte toujours.